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Ces peintures se veulent une invitation à la découverte, une invitation à
expérimenter une nature sauvage, indomptée, dans laquelle je me suis moi-même
plongée lors de séjours en Amazonie, en Asie ou en Afrique. Chaque paysage est
l’aboutissement d’une expédition de plusieurs jours parfois, d’où certains titres
évocateurs comme "Pirogue : 10h", ou "4 x 4 : 36h".
Afin que le spectateur mesure la vulnérabilité de cette nature, elle est
amputée de son essence première, de sa couleur dominante. Privée de son
oxygène, de sa chlorophylle, la forêt devient rouge, dérangeante, elle
interpelle le promeneur, lui fait ressentir une sensation de manque. Partant du principe que
la couleur est porteuse de sens et vecteur d’émotions, je fais en sorte que le spectateur
ressente l’absence de couleur comme le signe d’une fragilité.
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(c) Soazic Guezennec 2003 - crédits - archives
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